Interview de Pierre-Alain Morard, directeur de l'UFT

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À l’occasion des 75 ans de la FPE-CIGA, plusieurs personnalités témoignent du rôle joué par notre Fédération dans la vie et l’économie du canton. Pour commencer, retour six ans en arrière, lors de la création du Magic Pass en 2017. Pierre-Alain Morard, directeur de l’Union Fribourgeoise du Tourisme (UFT), revient sur l’intégration des stations fribourgeoises dans le projet et l’implication qu’a eue la FPE.
Interview de Pierre-Alain Morard, directeur de l'UFT à propos de la FPE-CIGA

Interface : Comment s’est passée l’intégration des stations fribourgeoises au sein du Magic Pass ?

Pierre-Alain Morard : J’ai débuté à mon poste actuel en janvier 2017, après avoir travaillé pendant dix ans pour l’association touristique Aigle-Leysin-Col des Mosses. Lors d’un dîner avec Jean-Marc Udriot, qui était alors syndic de Leysin et directeur des remontées mécaniques, il m’a expliqué le projet de Magic Pass qui allait regrouper plusieurs stations des Alpes vaudoises et du Valais. Il n’était alors pas du tout prévu d’intégrer également les stations fribourgeoises. Mais de mon côté, j’ai tout de suite trouvé l’idée très intéressante et j’y ai vu une belle opportunité pour notre canton et sa population. Le timing était très court, car le lancement du Magic Pass était prévu pour le mois d’avril. Il a fallu convaincre les stations fribourgeoises, définir les conditions avec Pierre Besson, le président du Magic Pass, puis tout mettre en place, tout cela en seulement deux mois.

 

Pourquoi était-il important pour le canton de faire partie de ce projet ?

Faire partie du Magic Pass était un grand avantage pour la population fribourgeoise, dont une grande majorité aime le ski. C’était important de leur offrir la possibilité de profiter de cette offre. Aujourd’hui, ce sont plus de 30'000 Fribourgeoises et Fribourgeois qui possèdent le Magic Pass, c’est un ratio important sur le total de quelque 141'000 abonnements vendus l’année dernière. La deuxième cible était évidemment les stations, pour l’hiver bien sûr, mais également pour le développement des activités en été. Les infrastructures du canton étaient déjà prêtes pour accueillir les visiteurs durant les beaux jours et le Magic Pass a fait exploser ces chiffres.

Quel rôle a joué la FPE à l’époque ?

La FPE gérait le secrétariat de deux sociétés propriétaires des installations de remontées mécaniques, Télégruyère SA et Remontées mécaniques fribourgeoises SA, qui ont ensuite fusionné en 2021. Elle avait également le mandat de gestion de l’Association régionale La Gruyère (ARG), qui participe en partie au financement des infrastructures de remontées mécaniques. Cette dernière est présidée par le préfet de la Gruyère, à l’époque Patrice Borcard. À travers ces mandats, la FPE était donc impliquée dans l’arrivée du Magic Pass et elle a soutenu la démarche. Sa directrice, Nadine Gobet, ainsi que le préfet, ont fortement contribué à faire avancer ce dossier – et bien d’autres, d’ailleurs. Petite anecdote, l’ARG avait approché Pierre Besson pour qu’il devienne un consultant sur plusieurs dossiers complexes de remontées mécaniques, dont celui de Charmey. Et c’est à ce moment-là, lors d’un repas avec M. Besson, que l’ARG a appris le projet du Magic Pass et lui a demandé de réfléchir à intégrer les stations fribourgeoises, qui ne devaient pas être prétéritées par ce nouveau projet.

 

Selon vous, qu’apporte la FPE au canton de Fribourg ?

Pour moi, elle est une source de crédibilité, de représentativité et de réseau. Elle est devenue membre de l’UFT et réciproquement et nous collaborons sur différents dossiers, comme récemment pour le Suisse Fondue Festival. J’ai également une affinité historique avec la FPE, puisque je suis originaire de Bulle et que j’y ai toujours vécu. J’ai par ailleurs été Membre du comité directeur du Comptoir gruérien en 2005. Ce n’est pas simplement une faîtière, elle apporte également une valeur de proximité très appréciée.

 

Propos recueillis par Anaïs Bourbia

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